Les chutes & LA ville
Fini les US et ses douaniers zélés qui ne comprennent pas les blagues du barbu, et retour au Canada pour entamer le dernier tiers de notre parcours nord-américain. Cap à l’est de Detroit vers l’Ontario, puis plus tard les provinces maritimes et le Québec… avec à la clé un surcroit de population de 150% dans notre bon vieux Duke avec l’arrivée de François !
Avant de récupérer l’énergumène à l’aéroport de Toronto, nous faisons halte dans la région du Niagara pour y admirer les fameuses chutes d’eau, bien conscients que cette escapade dans l’un des coins les plus touristiques du Canada rompt avec les habitudes sauvageonnes développées depuis l’Alaska. En dépit de la période supposément hors-saison du coin, le spot se révèle bourdonnant de touristes mais grandiose ! Première surprise sur le site principal : Ce n’est pas un simple mur d’eau vertigineux, mais deux gigantesques chutes distinctes que se partagent les US et le Canada sur cette frontière naturelle. La Chute Canadienne est incontestablement la plus majestueuse des deux… le fleuve Niagara qui chute de 57 mètres et forme un arc de cercle d’une centaine de mètre, déverse ses eaux dans un vacarme assourdissant et dégage un nuage d’embruns de plusieurs centaines de mètres qui donne l’illusion d’une fine pluie ininterrompue. La seconde chute, moins impressionnante mais tout aussi puissante, crache violemment ses eaux sur une barrière de roches affleurantes, avant d’alimenter les eaux du lac Ontario à hauteur du ravissant village de Niagara on the Lake 25 kilomètres plus loin.
L’épisode wine-testing des vignobles Ontariens de Tawse consommé (La maison est encore jeune, mais a remporté le prix de la meilleure winery 2011 du Canada… nous conseillerions d’ailleurs son “sketches of Niagara” Chardonnay), c’est désormais la ville de Toronto située sur le lac Ontario qui nous attend. Autant vous le dire de suite. On a A-DO-RE! Ouverte, éclectique, dynamique et furieusement multiculturelle, à mi-chemin entre Berlin, Londres et San-Fransisco, la plus grosse ville du Canada nous fait forte impression. Ici les différents quartiers affichent haut et fort leurs identités plurielles: Little Italy, Greektown, Chinatown, Koreatown et les autres regorgent d’épiceries et de restaurants aux saveurs exotiques. On a ça chez nous aussi, nous direz-vous. Hum, pas franchement non… A Toronto la décomplexée, les plaques de rue revendiquent fièrement les couleurs de chaque quartier. A Greektown, on a bien aimé les noms de rue traduits en grec et les poteaux de signalisation arborant le drapeau hellénique au-dessus d’une carte de la Grèce. L’occasion pour nous d’acheter quelques produits que nous n’avons jamais réussi à retrouver à Paris, mais aussi de discuter avec le boutiquier sur la situation du pays. Même esprit pour le quartier gay de Church-Welleslay où les plaques de rues portent joyeusement les couleurs de l’arc-en-ciel, notamment dans … Church street, l’une des rues principales de ce quartier.
On n’ose à peine imaginer comment nos bonnes vieilles associations cathos réagiraient à un tel scandale… Bref, à en juger par l’atmosphère décontractée de cette ville cosmopolite en diable, personne ici n’a vraiment l’air de se biler pour l’identité canadienne. Un vrai grand bol d’air frais, putain, c’ que ça fait du bien!!!
Que vous dire d’autre sur Toronto ? Le centre est super agréable: restos, campus universitaire noyé dans la ville, boutiques hype ou déglinguées, grands parcs… On a traîné avec délice dans le quartier de Kensington market, piéton certains dimanches, et dont les rues bourdonnent d’animation: groupes de musique (du punk, du rock, du guitariste chevelu, du goth ou du funk), foule bigarrée, échoppes de cuisine de tous les pays et spectacles de rues colorés. Ça ressemblerait un peu aux lanes de Brighton, en plus populaire, ou peut-être à Camden town, sans le côté touristique et un peu mercantile… Bref, ça déboîte! Allez, on vous la fait courte, on se verrait bien poser nos valises dans l’une de ces tranquilles rues résidentielles qui alignent leurs maisons en bois avec jardinet, à deux pas des quartiers italiens et portugais (sans déconner). Vancouver c’est bien, Toronto c’est super bien. Et vous l’aurez compris très, mais très très, différent de Paris!!!
L’heure à sonné! Il est désormais temps de nous préparer à accueillir dans notre micro-communauté l’homme des rivières d’Afrique, le ronfleur fou, alias Manouel lé mérricano a.k.a François. L’animal a passé de nombreuses heures enfermées dans l’avion, mais plus encore, les nombreux fromages qui l’accompagnaient en cabine (On imagine des co-passagers ravis). Le douanier canadien semble s’en être rendu compte puisque, demandant à notre futur colocataire pourquoi il avait coché “produits laitiers” dans sa fiche de déclaration de douane, l’ouverture du sac de notre perturbateur suffit à dissuader le limier de poursuivre son investigation.
Colis récupéré, boules quies à portée de main et fromages fermement isolés (il ne le resteront pas longtemps), il est temps de reprendre la route tous les trois … Direction les provinces maritimes.
La bise

J’ai bien aimé les schtroumpfs bleus du Niagara dans leur coque de noix
Ben dis donc ça sent le fromage jusqu’ici en Normandie… curieux non
Bises
F
l’ours de Pierre- Yves etait bien empaillé! bien vu Bruno;Les chutes du Niagara,grandioses ,magique! maintenant,une petite odeur bien de chez nous dans le
Dodge ,ça va cocoter…pour la nuit à mettre à la porte ,y’a plus de grizzly dans les parages j’espère;
Bises
M
Hola chica y chico!
ça a l’air vraiment cool cette ville de Toronto!!! A voir lors d’un prochain voyage!!!
On voit que vous êtes un peu moins assidus à l’écriture du blog – on avoue que ça nous rassure un peu… on se disait, mais comment font ils pour écrire tous les 2 jours alors que nous n’arrivons à mettre des nouvelles sur le nôtre que tous les 10/15 jours!!!
Bonne dernière ligne droite dans le Nord du Continent et on se tient au jus pour votre arrivée dans le Sud!!! Nous sommes actuellement en Equateur et près à partir vers le Pérou! La bise à vous 2
Salut les voyageurs,
Pour l’écriture c’est facile, on a recours à une société privée qui nous rédige nos articles… comme ça au moins on est pas emmerdés par l’écrit
Ouais bon, en fait c’est beaucoup plus terre à terre que ça, c’est juste que quand il flotte on a davantage de temps pour lire et écrire, et comme la météo Canadienne en cette période n’est pas toujours clémente… CQFD !
Amérique du sud nous voilà bientôt… notre avion arrivera à Buenos Aires le 30 octobre prochain, et après c’est encore l’inconnu. C’est quoi votre menu pour après le Pérou et dans les semaines qui suivent ? On le prend quand cet apéro au soleil ?
La bise
Je vois que nous avons les mêmes contraintes pour la gestion du blog!!!
Notre programme pour le moment : Chemin de l’Inca et Macchu Pichu dès demain, puis direction lac Titicaca, quelques semaines en Bolivie puis descente vers le sud jusqu’à Ushuaia entre Argentine et Chili – en gros à partir de début décembre.
Il va falloir qu’on se suive par GPS pour pouvoir s’organiser!!!! Le premier qui trouve un vrai bistrot appelle l’autre!!!
On se tient au jus par mail (sans doute plus réactif!)
Bonne fin de séjour au Canada et bienvenue dans le Sud!!!!
Bises