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	<title>Le nez au vent</title>
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	<description>Une balade ici, et là...</description>
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		<title>Un dernier, pour la route</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 04:48:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brulie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle Zélande]]></category>

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		<description><![CDATA[Un mois s&#8217;est égrainé depuis notre retour sur l&#8217;île du Nord, et le sablier s&#8217;emballe irrésistiblement avant le vol retour&#8230; ce samedi 21 avril, la cloche sonne la fin de la récré, on range les billes, l&#8217;école buissonnière prend fin. Mais avant cela, rembobinons un peu ! A notre descente du ferry après une traversée mouvementée, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un mois s&#8217;est égrainé depuis notre retour sur l&#8217;île du Nord, et le sablier s&#8217;emballe irrésistiblement avant le vol retour&#8230; ce samedi 21 avril, la cloche sonne la fin de la récré, on range les billes, l&#8217;école buissonnière prend fin.</p>
<p>Mais avant cela, rembobinons un peu !</p>
<p>A notre descente du ferry après une traversée mouvementée, Wellington nous accueille à grands renforts de rafales et de pluie. Qu&#8217;à cela ne tienne, nous en profitons pour découvrir le Te Papa, et bloquer comme des gosses sur l&#8217;une des stars de ce musée national, le fameux &laquo;&nbsp;colossal squid&nbsp;&raquo;, capturé en 2007 dans la mer de Ross en Antarctique. L&#8217;obstination de ce monstre marin de près de 500 kilos refusant de lâcher sa proie, elle-même prisonnière d&#8217;une longue ligne, l&#8217;a conduit tout droit sur le pont du San Aspiring, un bateau de pêche en eau profonde, puis au Te Papa. Ambiance Vingt mille lieux sous les mers&#8230; </p>
<p>La pluie persistante pousse aux activités d&#8217;intérieur, et notre parenthèse dans la capitale coïncide avec le festival du film francophone. L&#8217;occasion de découvrir l&#8217;excellent &laquo;&nbsp;Les géants&nbsp;&raquo; de Bouli Lanners et le chiantissime &laquo;&nbsp;L&#8217;art d&#8217;aimer&nbsp;&raquo; de l&#8217;ennuyeux Emmanuel Mouret. Et aussi &laquo;&nbsp;The artist&nbsp;&raquo;, que nous n&#8217;avions toujours pas vu et que nous visionnons dans une salle de l&#8217;Embassy, un théâtre des années 20 superbement rénové … La classe ! Chouette film dont on ressort le sourire aux lèvres, en se disant que l&#8217;hystérie Dujardin a injustement éclipsé la performance de Bejo, ravissante Pepy Miller. Entre deux séances de ciné, nous préparons tranquillement la suite du parcours, et quittons bientôt Wellington&#8230; que nous n&#8217;aurons jamais réussi à voir sous le soleil. Caramba !</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Cloudy-Welly.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Cloudy-Welly-1024x446.jpg" alt="" title="Cloudy Welly" width="512" height="223" class="aligncenter size-large wp-image-1151" /></a></p>
<p>Notre itinéraire de ces dernières semaines longe la côte Est de l&#8217;île du Nord jusqu&#8217;au Cape Reinga avant de  redescendre sur Auckland par la Côte Ouest. Pas facile de résumer un mois de vadrouille en un seul article !  Disons simplement que ce pays a continué de marquer des points. Sauf croisement des courbes inattendu dans les quatre derniers jours, le Kiwiland devrait s&#8217;imposer comme notre candidat favori pour une éventuelle expatriation. La nature n&#8217;y est jamais loin : la mer bien sûr, mais aussi la campagne, et le plus souvent les deux en même temps, nombre de fermes étalant leurs champs verdoyants jusqu&#8217;à la plage. Les forêts ne sont pas en reste, parcourues d&#8217;innombrables &laquo;&nbsp;bush walks&nbsp;&raquo; empruntés bien plus sereinement qu&#8217;en Colombie britannique ou en Alaska. Point d&#8217;ours à l&#8217;horizon, la végétation luxuriante n&#8217;abritant rien de plus que le chant des oiseaux dominé par les cocasses vocalises du Tui. </p>
<p>Pas même besoin de beaucoup s&#8217;éloigner des villes pour profiter de jolis terrains de jeu. Quelques dizaines de kilomètres à peine, et les Aucklandais peuvent sillonner en toute quiétude les sentiers d&#8217;un excellent réseau de parcs naturels : Whangaparaoa, Mahurangi, Tawharanui, autant de poumons naturels exceptionnels que nous avons parcourus seuls ou presque&#8230; Même les stations balnéaires les plus construites réservent de magnifiques balades. Du haut du Mont Manganui, la vue sur le Tauranga harbour est si spectaculaire que l&#8217;on en oublie les immeubles qui s&#8217;étalent à nos pieds.</p>
<p>La plupart du temps, nous sommes loin, très loin des villes. Sur les routes de l&#8217;Eastern Cape ponctuées de petits villages et de fermes isolées, nous croisons bien plus de moutons que d&#8217;automobilistes. Autre coin de paradis superbement isolé, le Whangaroa harbour et ses multiples bras d&#8217;eau envahis de mangrove. Au prix de quelques frayeurs et d&#8217;un peu d&#8217;escalade nous nous y hissons au sommet du Duke&#8217;s nose, pour découvrir le splendide panorama choisi pour illustrer cet ultime billet.</p>
<p>Dans la catégorie des coins magnifiquement paumés, il faudrait vous parler aussi de l&#8217;Hokianga harbour et de son spectaculaire estuaire gardé par d&#8217;immenses dunes de sable&#8230; </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Delta-from-Omapere.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Delta-from-Omapere-1024x382.jpg" alt="" title="Delta from Omapere" width="512" height="191" class="aligncenter size-large wp-image-1145" /></a></p>
<p>Ici, même les endroits les plus touristiques ont des airs de plage du Verdon par une matinée d&#8217;octobre. Nous ne croisons que quelques âmes esseulées sur la plage de Kuaotunu dans la très &laquo;&nbsp;courue&nbsp;&raquo; péninsule du Corommandel. Même expérience au nordique Cape Reinga, pourtant l&#8217;un des coins emblématiques du pays dont la photo orne la couverture de l&#8217;un de nos guides de voyage. La Bay of Islands nous apparait elle-aussi bien calme. Sans doute est-ce dans ce sentiment d&#8217;espace que réside le magnétisme de ce pays. Les rencontres y prennent une toute autre couleur : c&#8217;est avec plaisir que l&#8217;on échange quelques mots avec les rares randonneurs ou promeneurs croisés au détour d&#8217;un chemin ou d&#8217;une plage, conscients de partager un moment privilégié.</p>
<p>Voilà donc l&#8217;essentiel de notre &laquo;&nbsp;programme&nbsp;&raquo; de ces dernières semaines : randonnées, longues marches sur la plage, balades en voiture au pas sur des routes côtières ou sur la plage elle-même, interrompues parfois par une traversée en ferry&#8230; Les photos vous en diront davantage que nos tentatives descriptives. </p>
<p>Quelques variations au programme tout de même : nous avons chaussé les bouteilles et mis la tête sous l&#8217;eau à Poor Knight Island, l&#8217;un des plus beaux spot de plongée du monde selon le vieux commandant au bonnet rouge&#8230; et nous sommes régalés ; nous avons pris le temps de visiter quelques vignobles et d&#8217;arpenter quelques marchés de produits locaux dans le coin de Hawke&#8217;s Bay&#8230; et nous sommes régalés ; nous sommes tombés par hasard sur un rassemblement annuel de vieilles voitures &#8230; et l&#8217;un d&#8217;entre nous au moins s&#8217;est régalé (<a href="https://plus.google.com/photos/115837180222352448862/albums/5732841821332268401?authkey=CJWVgvnbjvD1Zw" target="_blank">voir une sélection ici</a>).</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Whangamata-Beach-Hop-19.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Whangamata-Beach-Hop-19-1024x572.jpg" alt="" title="Whangamata Beach Hop (19)" width="512" height="286" class="aligncenter size-large wp-image-1146" /></a></p>
<p>Et puis nous avons une fois encore déniché de chouettes &laquo;&nbsp;backpackers&nbsp;&raquo;. Encore une particularité à mettre au crédit de la Nouvelle Zélande que ces petits hôtels offrant aux voyageurs-sacs-à-dos un confort et un cadre qui se paierait chez nous au prix fort. Il nous faudra dresser la liste de ces endroits où nous nous sommes sentis comme chez nous et où nous aurions pu rester bien plus longtemps. Sur un voyage de neuf mois, trouver des lieux accueillants et reposants prend une certaine importance, et ce pays n&#8217;en manque pas. Mentions spéciales à la verandah du Black Jack lodge sur la plage de Koaotunu, à la petite maison de vacances lambrissée du Wainu lodge à Russel, à l&#8217;ambiance foot, pizzas et (vilains) kunekune de Kahoe farm dans le coin de Whangaroa, et à notre chambre douillette aménagée dans un vieux bus scolaire cerné d&#8217;oies et de mouton au Tree House hostel de Kohukohu.</p>
<p>280 jours, des dizaines de milliers de km (bilan carbone bien toxique), nous voici maintenant à Waiheke Island, accessible d&#8217;un court trajet de ferry depuis Auckland (depuis l&#8217;île, on aperçoit le centre ville dominé par la sky tower). Et pourtant, nous sommes déjà loin de l&#8217;agitation urbaine. Plages et criques à volonté, champs, vignobles et forêts, le tout accessible via des dizaines de kilomètres de sentiers&#8230; Un petit hôtel au calme sur les hauteurs avec vue sur la baie d&#8217;Oneroa où dansent les voiliers. Bref, un bon résumé de ce qui nous séduit ici, et la conclusion idéale à notre périple dans ce pays unique dont nous sommes tombés amoureux.</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Waiheke-Island-8.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Waiheke-Island-8-1024x456.jpg" alt="" title="Waiheke Island (8)" width="512" height="228" class="aligncenter size-large wp-image-1149" /></a></p>
<p>Il fait beau, c&#8217;est l&#8217;heure de &laquo;&nbsp;terrasser&nbsp;&raquo; au soleil, de buller à la plage, ou les deux&#8230; le temps de songer doucement à l’atterrissage, ce dimanche, à Paris&#8230; le temps de siroter l&#8217;un de ces sublimes sauvignons blancs dont la Nouvelle Zélande a le secret.</p>
<p>Un dernier, pour la route&#8230;</p>
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		<title>Mount Cook to Picton</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Apr 2012 04:18:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brulie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle Zélande]]></category>

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		<description><![CDATA[Déjà deux semaines depuis le dernier post&#8230; où en étions-nous restés? Ah oui, Mount Cook, terrain de jeu de Sir Hillary avant sa conquête de l&#8217;Everest. A vrai dire, nous sommes encore loin des sommets himalayens ou andins, car 3754 mètres c&#8217;est à peu de choses près l&#8217;altitude à laquelle nous avions commencé notre balade ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Déjà deux semaines depuis le dernier post&#8230; où en étions-nous restés? </p>
<p>Ah oui, Mount Cook, terrain de jeu de Sir Hillary avant sa conquête de l&#8217;Everest. A vrai dire, nous sommes encore loin des sommets himalayens ou andins, car 3754 mètres c&#8217;est à peu de choses près l&#8217;altitude à laquelle nous avions commencé notre balade au pied de l&#8217;Aconcagua. Ça n&#8217;enlève rien à la beauté des lieux : gris laiteux des eaux, reflets bleutés des glaciers, azur tranchant du ciel&#8230; </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Mount-Cook-Hooker-lake-2.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Mount-Cook-Hooker-lake-2-1024x387.jpg" alt="" title="Mount Cook - Hooker lake (2)" width="512" height="194" class="aligncenter size-large wp-image-1112" /></a></p>
<p>Avec ses paysages de pics enneigés, glaciers, lacs et rivières, la balade au creux de la Hooker valley  nous rappelle certains coins de Patagonie, aux alentours du petit village d&#8217;El Chalten. M. Unesco, qui n&#8217;a décidément pas mauvais goût, ne s&#8217;y est pas trompé, classant ces deux coins de planète au patrimoine de l&#8217;humanité. Le turquoise de l&#8217;immense lac Pukaki n&#8217;a rien à envier à celui des stars patagones que sont les sieurs Viedma, Argentino, Nordenskjol ou Sarmiento. Ni d&#8217;ailleurs aux “joyaux de la couronne” des Rocheuses (ah le bleu du lac Bow, encore un intime de M. Unesco&#8230;). Un peu plus loin, c&#8217;est au tour du lac Tekapo de jouer les vedettes. Les nuances de bleu plus soutenues et la sécheresse des lieux évoquent davantage le sud de la Colombie britannique et les géants de l&#8217;Okanagan valley. La boîte à images tourne à plein régime, et rend la perspective du retour qui approche moins pénible. Que de souvenirs à convoquer lorsque le &laquo;&nbsp;travel blues&nbsp;&raquo; pointera le bout de son museau à l&#8217;issue de ces neuf mois de vadrouille&#8230;</p>
<p>La prochaine étape est pour Christchurch, ravagée par le tremblement de terre de février 2011. La “zone rouge” qui recouvre une grande partie du centre-ville est encore fermée au public.  Les stigmates du séisme sont partout visibles, bâtiments effondrés, éventrés, fissurés, zones d&#8217;habitation ceinturées de barrières en interdisant l&#8217;accès&#8230; Un an a passé, mais l&#8217;impression est toujours celle d&#8217;un film catastrophe. </p>
<p>En soirée, pas un son ne s&#8217;échappe du centre déserté. En journée, la ville résonne du bruit des bulldozers et des marteaux-piqueurs. Mais pas seulement: à quelques pas de la zone rouge, sur les lieux d&#8217;un centre commercial détruit, les boutiques tout juste ré-ouvertes accueillent leurs clients dans une mosaïque de containers multicolores. A midi, on se presse dans cette enclave piétonne réhabilitée, et les files d&#8217;attente s&#8217;allongent devant les échoppes des restaurants du coin, reconvertis en &laquo;&nbsp;take-away&nbsp;&raquo; en attendant des jours meilleurs.  Le projet s&#8217;appelle &laquo;&nbsp;Re-start&nbsp;&raquo; et il porte joliment son nom. Nous engloutissons nos sushis au soleil et filons vers la Banks Péninsula au Sud Est de la ville.</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Christchurch-2.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Christchurch-2-1024x504.jpg" alt="" title="Christchurch (2)" width="512" height="252" class="aligncenter size-large wp-image-1113" /></a></p>
<p>La géographie de cette péninsule doit beaucoup à sa formation volcanique. Les deux ports qui l&#8217;entaillent le plus profondément sont d&#8217;ailleurs des cratères. Tremblements de terre ou éruptions, la violence des éléments n&#8217;est jamais loin en Nouvelle Zélande. Par certains côté, la péninsule ressemble à celle de l&#8217;Otago. Là encore le choix est cornélien entre une route de crête dominant le littoral superbement découpé et une route de côte en épousant les contours.</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Banks-Peninsula-3.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Banks-Peninsula-3-1024x567.jpg" alt="" title="Banks Peninsula (3)" width="512" height="284" class="aligncenter size-large wp-image-1114" /></a></p>
<p>Déployant ses charmes au ras de l&#8217;eau au fond de Barry&#8217;s Bay, le petit hôtel où nous avons élu domicile est tout aussi accueillant que celui de Portobello. Cette fois, c&#8217;est moins la vue que le jardin fleuri qui cherche à nous retenir plus longtemps que prévu. Mais la comparaison s&#8217;arrête là. Ici, ce n&#8217;est pas tant la faune qui attire les visiteurs -nous n&#8217;avons croisé qu&#8217;un seul lion de mer, alcoolique de surcroit-  que la touche Frenchy &laquo;&nbsp;markettée&nbsp;&raquo; à grands renforts de drapeaux français et de traductions hasardeuses. Dans les années 1830, un capitaine de baleinier du nom de Jean Langlois avait bien entrepris de négocier l&#8217;achat de la péninsule avec la population Maori mais la perfide Albion nous a coiffés au poteau !</p>
<p>Nous poursuivons notre remontée de la côte Est avec Kaikoura, réputée pour l&#8217;observation des mammifères marins. Le &laquo;&nbsp;whale watching&nbsp;&raquo; en particulier a transformé ce qui a dû être un jour un  tranquille  village de pêcheurs en station touristique alignant ses chambres de motels sans âme. Les bateaux n&#8217;y suffisant pas, c&#8217;est par avion et pour une somme rondelette que l&#8217;on emmène les apprentis photographes survoler les baleines. Nous passons sans regret notre tour pour un cliché de Mobby Dick vue du ciel et filons vers les vignobles du Marlborough, réputés pour leurs sauvignons blancs. </p>
<p>Cette fois, nous prenons les choses avec beaucoup plus de sérieux et c&#8217;est à Renwick, au cœur de l&#8217;action, que nous installons  notre quartier général. Stratégiquement positionnés au milieu des vignobles, il ne nous reste plus qu&#8217;à choisir nos étapes de l&#8217;après-midi. Après nos frustrations sud-américaines (atmosphères guindées, dégustations payantes et réservations préférables), nous retrouvons avec plaisir une ambiance joyeuse et décontractée. La petite tonnelle ombragée de la maison Bladen où l&#8217;on papote avec les vignerons remporte la palme de l&#8217;accueil chaleureux. On s&#8217;y laisse tenter par un gewurtz, et oui tiens, pourquoi pas ? D&#8217;ailleurs, on se laisse beaucoup tenter au cours de ce bel après-midi ensoleillé (Mentions spéciales -entre autres- aux maisons Saint Clair, Villa Maria et Nautilus)&#8230; La preuve en images</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Les-vendanges-du-Marlborough.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Les-vendanges-du-Marlborough-1024x682.jpg" alt="" title="Les vendanges du Marlborough" width="512" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1115" /></a></p>
<p>Nous voici parés pour l&#8217;étape suivante: deux jours dans un petit hôtel paumé au cœur des Marlborough Sounds, une région de fjords époustouflante. Nous choisissons de nous y rendre en voiture plutôt qu&#8217;en bateau-taxi et en sommes quitte pour 2H30 de route étroite et incroyablement sinueuse. A l&#8217;arrivée, nous ne sommes pas déçus. Immergée dans la verdure, notre chambre avec véranda domine les eaux claires du Kenepuru, l&#8217;un des grands bras de mer de la région. La température se prête modérément à la baignade: qu&#8217;à cela ne tienne, nous nous prélassons au spa. Une fois réchauffés, nous voici prêts pour une &laquo;&nbsp;mussels night&nbsp;&raquo;. Tout le monde se retrouve autour d&#8217;une grande table de bois où nos hôtes déversent à satiété de grandes marmites de moules fumantes, accompagnées de délicieuses sauces et tranches de pain maison. Ces moules vertes &laquo;&nbsp;king size&nbsp;&raquo; sont la spécialité de la région. Nous sommes d&#8217;ailleurs passés le matin même à Havelock, &laquo;&nbsp;Greenshell Mussel Capital of the World&nbsp;&raquo; (les Néo-Zélandais partageant avec les Canadiens la capacité à faire de chaque trou perdu une capitale mondiale) tandis que s&#8217;y tenait le festival annuel des moules (si si).  </p>
<p>Tout ceci n&#8217;est cependant qu&#8217;une entrée en matière. Le lendemain matin, Julie attend fébrilement la marée basse et ne tarde pas à revenir avec une jolie moisson d&#8217;huîtres, dégustées aussi sec. </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Hopewell-Le-festin.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/04/Hopewell-Le-festin-1024x1019.jpg" alt="" title="Hopewell - Le festin" width="341" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1116" /></a></p>
<p>Une dernière soirée au coin du poêle et il est déjà temps de quitter cet autre coin de paradis, direction Picton où nous devons reprendre le ferry pour l&#8217;île du Nord. Il pleut des cordes et nous nous réfugions au cinéma où passe &laquo;&nbsp;We need to talk about Kevin&nbsp;&raquo;. Un très bon film, mais quel coup de poing ! Pas d&#8217;amélioration le lendemain, c&#8217;est par un temps épouvantable (&laquo;&nbsp;less than favourable&nbsp;&raquo; annoncera le capitaine avec un humour très British) que nous embarquons sur le ferry. </p>
<p>Nous voici de retour à Windy Welly, qui porte bien son nom après cinq semaines bien remplies au Sud. </p>
<p>Speak soon! </p>
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		<title>Seals, sex and sun</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Mar 2012 21:26:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brulie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle Zélande]]></category>

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		<description><![CDATA[Les spécialistes avertis bondissent déjà derrière leur écran. Non ce ne sont pas des seals, mais des sea lions sur la photo. Que ne ferait-on pas pour un jeu de mots idiot Pour le reste en revanche, pas d&#8217;entourloupe, le soleil a brillé comme jamais depuis notre arrivée, et maître sea lion par l&#8217;odeur du ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les spécialistes avertis bondissent déjà derrière leur écran. Non ce ne sont pas des seals, mais des sea lions sur la photo. Que ne ferait-on pas pour un jeu de mots idiot <img src='http://www.lenezauvent.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  Pour le reste en revanche, pas d&#8217;entourloupe, le soleil a brillé comme jamais depuis notre arrivée, et maître sea lion par l&#8217;odeur du monoi alléché, sa libido nous a glorieusement démontré.</p>
<p>Trêve de potacheries. Ces quelques jours passés sur la côte des Catlins et de l&#8217;Otago nous ont enchantés, un nouveau morceau de planète éblouissant.</p>
<p>La faune d&#8217;abord. La région des Catlins est un coin privilégié pour l&#8217;observation des lions de mer. En arpentant les plages, il n&#8217;est pas rare de tomber nez à nez avec ces gros paresseux, qui semblent consacrer l&#8217;essentiel de leur temps en cale sèche au noble art de la sieste. Gare à ne pas les surprendre car il semblerait qu&#8217;ils soient bons sprinters -du moins sur les vingt premiers mètres. Quand ils sont réveillés, ces messieurs ne dédaignent pas les plaisirs de la castagne, mais davantage dans le roulage de mécanique que dans la baston ; il faudrait voir à ne pas trop se fatiguer non plus, mieux vaut garder quelques forces pour la gaudriole. Et après cette débauche d&#8217;énergie, rien de tel… qu&#8217;une bonne sieste. En image ça donne :</p>
<p>Sieste</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/IMG_0550-2380x1587.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/IMG_0550-2380x1587-1024x682.jpg" alt="" title="Seal Nap" width="512" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1085" /></a></p>
<p>Roulage de mécanique</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Sea-lions@-Waipapa-Point.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Sea-lions@-Waipapa-Point-1024x682.jpg" alt="" title="Sea lions@ Waipapa Point" width="512" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1086" /></a></p>
<p>Gaudriole</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Sea-lions@sandfly-beach-2.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Sea-lions@sandfly-beach-2-1024x678.jpg" alt="" title="Sea lions@sandfly beach (2)" width="512" height="339" class="aligncenter size-large wp-image-1087" /></a></p>
<p>Et&#8230; re-sieste</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Sea-lions@Surat-Bay.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Sea-lions@Surat-Bay-1024x682.jpg" alt="" title="Sea lions@Surat Bay" width="512" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1088" /></a></p>
<p>Nous caricaturons très injustement la vie quotidienne des sea lion, mais ils sont assez fascinants à observer. </p>
<p>De nombreuses colonies de pingouins ont également élu domicile dans les parages. Nous avons eu la chance de pouvoir observer de près les jolis yellow-eyed pinguins, une espèce malheureusement menacée. En fin d&#8217;après-midi, après une longue journée de pêche en mer, ils rejoignent les terriers où ils passent la nuit. Il faut les voir sortir de l&#8217;eau un à un, et remonter la plage à la queue-leu-leu en se dandinant. Quant à leurs blue pinguins de cousins, ils ont le mauvais goût de rentrer beaucoup plus tard, soi-disant au crépuscule. Nous les attendons pendant deux bonnes heures sur une petite plage en contrebas de Taiaroa Head, à la pointe de la péninsule de l&#8217;Otago, tandis que le soleil disparaît derrière les collines et que la température chute à vive allure. Quand ils daignent finalement se montrer, nous sommes frigorifiés, il fait totalement nuit et c&#8217;est à peine si on distingue la démarche clownesque de cette marmaille bleue (qui pourraient tout aussi bien être verte ou rouge). Chapeau bas aux documentaristes animaliers qui planquent pendant des heures pour une séquence … Mais aucune chance que nous signions pour un remake de la Marche de l&#8217;Empereur:)</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Yellow-eyed-penguin@-Moeraki-2.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Yellow-eyed-penguin@-Moeraki-2-1024x682.jpg" alt="" title="Yellow eyed penguin@ Moeraki (2)" width="512" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1089" /></a></p>
<p>C&#8217;est également à Taiaroa Head que nous rendons visite à une colonie d&#8217;albatros royaux. Portés par leurs ailes démesurées, ces oiseaux majestueux qui tournoient au dessus de nos têtes ne semblent  produire aucun effort. Les &laquo;&nbsp;petits&nbsp;&raquo; (l’œuf à lui seul pèse 500 grammes&#8230;) nés il y a quelques semaines sont encore au nid. Ils partiront en septembre à l&#8217;assaut des mers du grand sud, exploitant avec maestria les vents parmi les plus féroces du globe. Pouvant atteindre trois mètres d&#8217;envergure, ces oiseaux exceptionnels ne mettent que neuf petits jours pour parcourir les milliers de kilomètres qui séparent la Nouvelle-Zélande du Chili&#8230; nul besoin pour eux de se poser à terre, ils dorment sur l&#8217;eau. Ce n&#8217;est qu&#8217;après plusieurs années qu&#8217;ils reviendront à leur tour nicher à Taiaroa Head. </p>
<p>Quant aux seals du titre, ils ne perdent pas une occasion de se prélasser sur les rochers de la région. Nous en avons déjà croisé beaucoup, mais les lions de mer, pingouins et autres albatros n&#8217;ont pas eu de mal à leur ravir la vedette pendant ces quelques jours sur les côtes des Catlins et de l&#8217;Otago. </p>
<p>Toute cette ménagerie vaudrait à elle seule le voyage, mais les paysages de la région sont une nouvelle fois d&#8217;une stupéfiante beauté. Le long de la route défilent criques et falaises rocheuses, dunes et interminables plages de sable, pâturages en douce pente et collines boisées, hameaux agricoles et villages de pêcheurs. Dans ces paysages à la fois ruraux et marins, on s&#8217;amuse à imaginer les rencontres du troisième type qui ne doivent pas manquer de se produire entre vaches et lions de mer. A Surat Bay, où nous faisons étape dans une auberge rustique de bord de mer, ces balourds viennent même régulièrement écraser les platebandes fleuries du jardin. Mais c&#8217;est dans la péninsule de l&#8217;Otago que nous dénichons une retraite de rêve, sur les hauteurs du village de Portobello : un petit cottage lambrissé, dont nous sommes les seuls occupants le premier soir. Pas facile de s&#8217;arracher au salon dont les grandes baies vitrées ouvrent sur les collines et l&#8217;eau. Quant aux balades dans la péninsule, elles sont superbes ; l&#8217;ascension des dunes de sable de Sandymount se paie au prix fort, mais le panorama à l&#8217;arrivée est inoubliable. Plusieurs bras de mer entaillent la péninsule, formant de grandes lagunes intérieures que les marées façonnent, couvrant et découvrant les bancs de sable. </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Otago-Peninsula-Papanui-Inlet-2.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Otago-Peninsula-Papanui-Inlet-2-1024x465.jpg" alt="" title="Otago Peninsula - Papanui Inlet (2)" width="512" height="233" class="aligncenter size-large wp-image-1090" /></a></p>
<p>Avec tout ça, nous avons quelque peu négligé Dunedin, nichée au fond de l&#8217;Otago harbour, aux portes de la péninsule. Célèbre pour son riche patrimoine architectural tout autant que son dynamisme étudiant, la ville ne manque pas d&#8217;attraits. Ce sera néanmoins pour un prochain passage.</p>
<p>Nous poursuivons la remontée de l&#8217;île du sud le long de sa côte est jusqu&#8217;au village de pêcheurs de Moeraki et ses fameux boulders, de gros rochers sphériques disséminés sur la plage. Il semblerait qu&#8217;ils se soient formés par une accumulation de sédiments autour d&#8217;un noyau initial, un peu sur le même principe que les perles des huîtres, il y a des millions d&#8217;années&#8230; A vrai dire on s&#8217;en moque, Moeraki est pour nous l&#8217;occasion de jouir d&#8217;un instant bien présent : dégustation de saint-jacques et poisson tous frais débarqués des bateaux de pêche. Une petite balade digestive au pied du phare histoire de saluer otaries et pingouins, et nous voilà partis en direction d&#8217;Oamaru, notre dernière étape en Otago. </p>
<p>Les stars du coin sont incontestablement les pingouins, mais mais la soirée se faisant pluvieuse,  nous nous contentons cette fois de ceux qui ornent les panneaux. Oamaru se distingue également par un héritage architectural exceptionnellement préservé datant de la fin du XIX ème siècle, période à laquelle la ville était un port bouillonnant et prospère. Un déclin extrêmement rapide a empêché que les bâtiments anciens ne soient détruits. Longtemps en ruine, ils sont aujourd&#8217;hui réhabilités et reconvertis en boutiques et galeries d&#8217;art sans prétention. Ce dimanche matin, les habitants en costume d&#8217;époque font revivre le passé de leur ville dans la bonne humeur ; tout ça pourrait facilement verser dans le touristique un peu factice, mais l&#8217;atmosphère est plutôt décalée et nous prenons plaisir à déambuler entre les devantures. </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Oamaru-cycle-works.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Oamaru-cycle-works-1024x681.jpg" alt="" title="Oamaru cycle works" width="512" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1091" /></a></p>
<p>C&#8217;est dans une belle grisaille que nous quittons la côte pour l&#8217;intérieur des terres, où nous attend le Mont Cook, plus haut sommet de Nouvelle-Zélande vaincu par Sir Edmund Hillary. </p>
<p>See you there !</p>
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		<title>Stewart Island</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Mar 2012 06:23:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brulie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle Zélande]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Une dernière balade sur les rives du lac Manapouri, et nous quittons la région des fjords pour rejoindre la côte sud de l&#8217;île où le minuscule ferry vers Stewart Island nous attend. Le bateau part du port de Bluff, réputé pour ses huîtres, ce qui ne semble pas avoir échappé aux mouettes du coin, stratégiquement positionnées aux abords d&#8217;une pêcherie.</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Seagulls-Oysters.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Seagulls-Oysters-1024x683.jpg" alt="" title="Seagulls &amp; Oysters" width="512" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1065" /></a></p>
<p>La courte traversée du détroit de Foveaux nous plonge déjà dans l&#8217;ambiance insulaire. Malgré une houle rondement formée, les gars du crû bien plantés sur le pont n&#8217;éprouvent nul besoin de s&#8217;arrimer aux rambardes comme le commun des mortels. La pêche est avec le tourisme l&#8217;activité principale de l&#8217;île et quelques gueules de vieux loups mer, bérets vissés sur leur visage buriné, témoignent d&#8217;une longue vie de marins (écoutent-ils Tri Yann et Miossec ?). Le ferry accoste à Oban, unique localité de l&#8217;île nichée dans une jolie baie en fer à cheval. Une plage de sable blanc à demi couverte d&#8217;algues marines, une poignée de bateaux aux amarres, quelques maisons de bois colorées qui s&#8217;étalent sur les collines environnantes et une jolie petite église blanche et rouge dominant le port : les lieux ne manquent pas de charme. Le village se rejoint en longeant le quai, qui abrite également la coopérative de pêche. En débarquant, tout visiteur passe devant le South Sea Hotel, l&#8217;institution locale qui fait aussi office de restaurant et de pub. Nous nous promettons d&#8217;y repasser&#8230; </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Oban-Harbour.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Oban-Harbour-1024x514.jpg" alt="" title="Oban Harbour" width="512" height="257" class="aligncenter size-large wp-image-1066" /></a></p>
<p>En attendant, nous profitons d&#8217;un après-midi sec, à défaut d&#8217;être ensoleillé, pour une petite balade entre mer et forêt. Les criques successives sont bordées de vieux hangars à bateaux sur pilotis, dont certains ont été convertis en maisons de poche les pieds dans l&#8217;eau. La marée est basse et une multitude d&#8217;îlots se détache à l&#8217;horizon. </p>
<p>Un remue-ménage soudain et une grande masse sombre attirent notre attention&#8230; Tout près de nous, dans quelques dizaines de centimètres d&#8217;eau à peine, s&#8217;ébattent deux gros lions de mer. Pendant de longues minutes, ils se livrent sous nos yeux curieux à une débauche de galipettes sous-marines. Difficile de suivre leurs mouvements, de leur masse confuse émergent tour à tour une nageoire, des pattes palmées, une tête puis les deux. Ils se cherchent, se mordent puis plongent à nouveau poursuivant leur corps à corps marin. Bien que peu familiers du kama sutra chez le sea lion stewartien, nous penchons pour une scène coquine. Sauf que nous avons eu droit depuis à une telle scène (patience jusqu&#8217;au prochain épisode) et que ça ne devait pas être ça. Flirt, speed dating aquatique, ou simple jeu, quel spectacle étonnant ! Nos deux compères amis finissent par se lasser et s&#8217;éloignent du rivage l&#8217;un derrière l&#8217;autre en brasse coulée tandis que nous poursuivons notre chemin.</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Our-first-sealion.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Our-first-sealion-1024x678.jpg" alt="" title="Our first sealion" width="512" height="339" class="aligncenter size-large wp-image-1067" /></a></p>
<p>La suite de la balade se poursuit en forêt. Nous avons déjà eu l&#8217;occasion de raconter à quel point les forêts néo-zélandaises bruissent du chant des oiseaux, mais à Stewart Island, la symphonie sylvestre atteint des sommets. L&#8217;île est réputée pour la richesse de sa faune avicole et nous ne tardons pas à repérer le chant caractéristique du Tui. De la taille d&#8217;une grosse pie, cet oiseau sombre aux reflets  irisés de bleu se distingue par de curieuses plumes blanches situées sous la tête, et par un chant reconnaissable entre tous, mêlant une incroyable variété de sifflotis et un curieux claquement de gorge qui évoque les Bushmen du Kalahari. Un peu plus loin, trois pigeons néo-zélandais daignent se laisser observer. Leur taille imposante, leur plumage vert bleuté aux reflets mauves et leur jabot d&#8217;un blanc immaculé leur confèrent un brin plus de classe que celle de leurs cousins parisiens. Beaucoup d&#8217;autres volatiles se font entendre, mais nous ne les verrons pas tous. Quant à la star incontestée de Stewart Island, l&#8217;emblématique kiwi que l&#8217;on peut observer ici en liberté, impossible de lui rendre visite sans passer par des prestataires aux tarifs aussi extravagants que le blanc nœud pap&#8217; du Tui. Tant pis. </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Tui.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Tui-1024x684.jpg" alt="" title="Tui" width="512" height="342" class="aligncenter size-large wp-image-1068" /></a></p>
<p>Nous nous endormons au son de la pluie qui s&#8217;est mise à tomber dru sur le toit de tôle de notre auberge. Le lendemain matin, une lumière timide filtre à travers les nuages, on fonce, ça ne va sans doute pas durer ! La balade qui nous conduit à Ackers Point offre de belles vues sur le port d&#8217;Oban. De chaque côté de la route partent des allées privées bordées d&#8217;hortensias et d&#8217;agapanthes. Les maisons qu&#8217;elles desservent, dissimulées derrière une épaisse végétation, laissent parfois apparaître des façades vitrées et terrasses surélevées qui nous laissent songeurs. A l&#8217;arrivée, les pingouins ne<br />
rendez-vous -ils ne regagnent leurs terriers au crépuscule qu&#8217;après une longue journée de pêche- mais nous sommes accueillis par l’œil inquisiteur d&#8217;un petit oiseau vert qui ne figure dans aucun de nos guides&#8230; l&#8217;esquisse d&#8217;un quiz animalier ? </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Unknown-bird.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Unknown-bird-1024x684.jpg" alt="" title="Unknown bird" width="512" height="342" class="aligncenter size-large wp-image-1069" /></a></p>
<p>Le pluie nous laisse tout juste le temps de regagner Oban. </p>
<p>Qu&#8217;à cela ne tienne, il est midi et nous n&#8217;avons pas encore rendu visite au South Sea Hotel. Nous nous régalons d&#8217;huîtres, de moules gargantuesques et de poisson -pané hélas, ici c&#8217;est encore un peu l&#8217;Angleterre- en regardant tomber la pluie. Ambiance marine assurée. </p>
<p>D&#8217;ailleurs Stewart Island nous a souvent rappelé une certaine île que nous affectionnons, perdue quelque part loin d&#8217;ici dans le golfe du Morbihan. Les superficies ne sont pas comparables car celle-ci fait une soixantaine de kilomètres de long, et 40 de large à certains endroits. Mais avec 20 kilomètres de route à peine bien mieux parcourus à vélo, l&#8217;atmosphère de ce petit paradis des antipodes n&#8217;est pas si différente de celle que nous aimons tant du côté de Kerno. </p>
<p>Le soleil ne reviendra plus et l&#8217;après-midi et la soirée se passent tranquillement à bouquiner. Nous reprenons le bateau le lendemain matin, comblés par cette courte étape. Un autre coin de bout du monde à ajouter à notre mappemonde imaginaire&#8230; Plus au sud, ce sont les roaring forties, parsemés de quelques bouts de cailloux que se partagent la Nouvelle Zélande et l&#8217;Australie. </p>
<p>Ensuite, c&#8217;est l&#8217;Antarctique&#8230;</p>
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		<title>We(s)t Coast</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 21:18:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brulie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle Zélande]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette vieille maxime ne dit-elle pas &#171;&#160;Après la pluie vient le beau temps&#160;&#187; ? Certes, et que dit-elle sur ce qui suit ? Vous nous taxeriez d&#8217;insistants et vous n&#8217;auriez pas tort, mais tout bien considéré, la côte ouest de la Nouvelle-Zélande reçoit en moyenne 8 mètres d&#8217;eau par an. Le record ayant même été ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette vieille maxime ne dit-elle pas &laquo;&nbsp;Après la pluie vient le beau temps&nbsp;&raquo; ? Certes, et que dit-elle sur ce qui suit ? Vous nous taxeriez d&#8217;insistants et vous n&#8217;auriez pas tort, mais tout bien considéré, la côte ouest de la Nouvelle-Zélande reçoit en moyenne 8 mètres d&#8217;eau par an. Le record ayant même été établi entre 1967 et 1968, où il est tombé 10,67m à <em>Frewshut</em> ! La régularité persistante des averses pourrait apparaitre frustrante tant ce pays se décline au grand air, mais les paysages fabuleux de cette côte bercée par la mer tasmane suffisent à éclipser l&#8217;humide présence. Notre descente commence à <em>Motueka</em> et se termine dans les méandres des fjords de <em>Milford Sound</em>, quelques 1100 km plus bas.</p>
<p>Les trois jours ensoleillés d&#8217;<em>Abel Tasman</em> en poche, nous nous résignons à parcourir les premières étapes de la route 6 sous un déluge à mettre une arche de Noé à flot. De <em>Karaméa</em> à <em>Greymouth</em> en passant par <em>Westport</em>, le choix de la voiture au détriment du campervan s&#8217;avère judicieux et nous nous cantonnons à des sauts de puce d&#8217;un backpackers vers un autre. Ambiance cocooning derrière les vitres de ces petits hôtels de voyageurs, bouquins, rencontres et partages d&#8217;expériences sur les canapés au coin du poêle&#8230; chacun attend tranquillement que ça passe. Sur la route, quelques éclaircies bienvenues nous permettent tout juste d&#8217;aller observer une colonie d&#8217;otaries au <em>Cape Foulwind</em>, et de marcher le long de ces étranges formations rocheuses appelées <em>Pancake rocks</em>. La pluie a beau donner de la voix (elle laisse parfois même la parole à la grêle), la route de côte est époustouflante. La mer battante écorche et cisèle inlassablement les montagnes densément vêtues d&#8217;un tapis de végétation. Le ruban d&#8217;asphalte se fait panoramique&#8230;</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Westcoast-On-the-road-POUR-ARTICLE.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Westcoast-On-the-road-POUR-ARTICLE-1024x360.jpg" alt="" title="Westcoast - On the road" width="512" height="180" class="aligncenter size-large wp-image-1037" /></a></p>
<p>Nous avalons les kilomètres doucement, ayant le luxe du temps. Bientôt nous arrivons à <em>Franz Josef Glacier</em>, l&#8217;un de ces monstres de glace qui ne cesse d&#8217;avancer puis de reculer. Mais que voulez-vous, après ceux d&#8217;Alaska, du Canada et surtout les <em>Perito Moreno, Spegazzini</em> et consorts du Sud de l&#8217;Argentine, ce glacier-là associé à une grisaille persistante ne joue pas dans la même catégorie. Plutôt qu&#8217;une approche du champ de glace, nous optons pour une randonnée entre les gouttes, et là encore la végétation donne le ton : les habituelles fougères géantes envahissent d&#8217;immenses forêts de hêtres, dont les troncs se couvrent de lichens, les cascades et torrents dévalent les contreforts de la montagne, alimentant des lacs aux eaux claires, tandis que les parois de pierres noires recouvertes de mousses ruissellent çà et là. Canada, Alaska, Patagonie, nous piochons dans la boîte à images de nos souvenirs de voyage pour commenter ce que nous voyons aujourd&#8217;hui en Nouvelle Zélande. Les correspondances entre les destinations de bout du monde que nous avons choisies se renforcent à mesure que nous avançons. Au-delà des grands espaces et des paysages, il y a comme une résonance entre ces extrémités brutes et dépeuplées. Perdus au cœur d&#8217;une nature toute puissante, les villages et hameaux traversés partagent une atmosphère particulière de rudesse et d&#8217;isolement.</p>
<p><em>Fox Glacier</em> est loin derrière, et déjà nous nous réchauffons autour d&#8217;une halte café au minuscule village de <em>Haast</em>. 13 petits degrés à l&#8217;extérieur, un hygromètre farceur afficherait 110% d&#8217;humidité que nous ne serions pas étonnés&#8230; ambiance observation de grizzly à <em>Hyder</em>, Alaska.</p>
<p>Et puis cette bonne vieille maxime vient à dire vrai.</p>
<p>Nous traversons les forêts du <em>Mount Aspiring National park</em> lorsqu&#8217;au loin, la lumière parvient à fendre le ciel et laisse apparaître un premier parallélépipède rectangle de bleu, puis d&#8217;autres formes tout aussi imprononçables qui en partagent la couleur. Ami lecteur, l&#8217;instant est solennel : après 6 jours d&#8217;un climat hasardeux, nos polaires viennent de tomber ! Bienvenue dans la superbe région de <em>Wanaka</em>.</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Lake-Hawea-POUR-ARTICLE.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Lake-Hawea-POUR-ARTICLE-1024x682.jpg" alt="" title="Lake Hawea" width="512" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1039" /></a></p>
<p>Le changement, c&#8217;est maintenant, et ça commence par la végétation : l&#8217;herbe jaunit à mesure que les nuages s&#8217;effilochent, les températures remontent en même temps que nos manches, et Monsieur météo -l&#8217;homme le plus puissant de Nouvelle-Zélande- nous annonce de belles perspectives. Le lac <em>Wanaka</em> semble être partout et nous voilà partis à la découverte des reliefs environnants pour une observation plus &laquo;&nbsp;aérienne&nbsp;&raquo;. Le &laquo;&nbsp;petit&nbsp;&raquo; mont <em>Iron</em> n&#8217;y suffit pas. Impossible d&#8217;embrasser du regard l&#8217;ensemble du lac et d&#8217;en apercevoir les bras et méandres. Perchés sur cette colline, un brin d&#8217;herbe jaunie au coin de la bouche, on se dit que la vue doit être encore plus impressionnante au sommet du <em>Roy&#8217;s peak</em> qui domine l&#8217;ensemble de ce site naturel&#8230; Il fait 26 degrés, le soleil descend doucement à l&#8217;horizon, et nous gagnons le cinéma Paradiso, salle de poche avantageusement équipée de canapés, de sièges d&#8217;avions et d&#8217;une Morris Minor jaune citron pour y voir &laquo;&nbsp;The first grader&nbsp;&raquo;, l&#8217;histoire de ce vieux kenyan qui décide de retourner à l&#8217;école pour y apprendre à lire. Soirée tranquille avant l&#8217;ascension du lendemain!</p>
<p>Un œil, un deuxième, puis les rideaux&#8230; Mr prévisions a vu juste, il fait beau ! La randonnée qui nous attend est un peu plus ardue que d&#8217;habitude, 3 heures de montée pour 1300 mètres de dénivelé et des vues censées être panoramiques. La première partie se fait à ciel dégagé, passant d&#8217;un pâturage à un autre, enjambant les clôtures et taquinant les moutons&#8230; et déjà nous gagnons les nuages. Cette masse blanche modelée par les vents évolue à mesure que nous progressons, et il est parfois difficile de situer notre altitude autant que la distance qu&#8217;il nous reste à gravir ; mais une fois au sommet&#8230;</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Lake-Wanaka-from-Roys-Peak-POUR-ARTICLE.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Lake-Wanaka-from-Roys-Peak-POUR-ARTICLE-1024x350.jpg" alt="" title="Lake Wanaka from Roy&#039;s Peak" width="512" height="175" class="aligncenter size-large wp-image-1041" /></a></p>
<p>Retour au plancher des vaches, et repos jusqu&#8217;au lendemain où nous prenons la route de <em>Queenstown</em>, non sans une petite halte à l&#8217;enclave albionne d&#8217;<em>Arrowtown</em> : club de boule anglaise, véhicule de collection, tea shop, et gazons millimétrés&#8230; Soo British ! Curieux petit village qui abrite également un site historique de chercheurs d&#8217;or chinois,  installés ici pendant la ruée vers l&#8217;or néozélandaise peu après 1860.</p>
<p>La ville de <em>Queenstown</em>, auto-déclarée capitale de l&#8217;adrénaline, est située quelques kilomètres plus au sud sur le lac <em>Wakatipu</em>. Saut à l&#8217;élastique, canyon swing, parachute, deltaplane ou parapente, tout semble être conçu ici pour augmenter l’afflux sanguin et faire tressaillir le palpitant. Nous nous prêtons au jeu en &laquo;&nbsp;jetboat&nbsp;&raquo;. La discipline consiste en un &#8216;petit&#8217; bateau (au moteur diablement surdopé) qui remonte la rivière et l&#8217;étroit canyon du <em>shotover</em> à fond les ballons en rasant les roches au plus près&#8230; présenté ainsi, on comprend que chaque candidat signe une décharge contre à peu près tout avant de monter à bord <em>(NDJ : ce qu&#8217;on comprend moins en revanche, c&#8217;est l&#8217;existence même des candidats en question)</em>. Soyons francs, l&#8217;activité vaut avant tout pour l&#8217;absolue maitrise du pilote, évoluant dans parfois moins de 15cm d&#8217;eau, plus que dans la vitesse dont le marketing vante les effets. Ça va assez vite et c&#8217;est rigolo, mais on s&#8217;attendait à davantage. Reste qu&#8217;en Nouvelle-Zélande le jetboat est une institution, et en marge de la Jet Boat River Racing Association (dont les courses sont hallucinantes à voir), toute l&#8217;Ile du Sud propose du jetboat sur les lacs et les rivières&#8230; de vrais américains <img src='http://www.lenezauvent.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Le site naturel est magnifique, mais <em>Queenstown</em> en elle-même ne présente pas un intérêt délirant … a fortiori sous la pluie. Nous terminerons immanquablement au cinéma, devant &laquo;&nbsp;Tinker, Taylor, soldier, spy, (&laquo;&nbsp;la taupe&nbsp;&raquo; en français), avant de mettre les voiles sur <em>Milford Sound</em> via <em>Te Anau</em>.</p>
<p>Colombie Britannique, Alaska, Patagonie, aimons-nous à ce point les régions de Fjords ?</p>
<p>La route reliant <em>Te Anau</em> à <em>Milford Sound</em> est encore une fois superbe (ou tout autre superlatif du même genre), et elle donne l&#8217;occasion de s&#8217;arrêter à peu près tout le temps. Bien conseillés par notre hôte de la veille, nous choisissons de nous hisser jusqu&#8217;au <em>Key summit</em>. Le panorama alpin est joli, mais la rencontre avec un groupe de Keas justifie à elle seule la marche vers ce sommet. Ces perroquets dont les couleurs flamboyantes se dissimulent sous les ailes sont d&#8217;une nature joueuse et très curieuse, et nous restons de longues minutes à observer un petit groupe s&#8217;étant posé près de nous.</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Kea-POUR-ARTICLE.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Kea-POUR-ARTICLE-1024x683.jpg" alt="" title="Kea" width="512" height="341" class="aligncenter size-large wp-image-1042" /></a></p>
<p><em>Milford Sound</em>, fin de la route, dernière halte avant le bateau qui emmène le visiteur dans ce bras de mer isolé. Nous avions prévu d&#8217;arriver en fin d&#8217;après midi sur les lieux et de ne naviguer que sur le premier bateau du lendemain, pour maximiser nos chances d&#8217;observer la faune marine. Mais une fois devant le comptoir d&#8217;enregistrement, on nous explique, carte digitale de l&#8217;évolution météorologique à l&#8217;appui (à laquelle nous ne comprenons rien), que le temps va virer à l&#8217;orage dans la nuit. Le dernier bateau de la journée doit partir, il fait gris et frais, et devant notre indécision, la femme nous lâche un &laquo;&nbsp;montez sur ce bateau, et si demain au réveil le temps est meilleur, revenez&nbsp;&raquo;. Nous montons donc à bord, un peu à regret.</p>
<p>2 heures de navigation dans ce sanctuaire époustouflant, enclavé entre de hautes falaises ruisselantes, à demi couvertes d&#8217;une épaisse couche de végétation humide formant de spectaculaires murs végétaux. Le peu de lumière de cette fin de journée confère aux eaux une profondeur grise. Le petit bateau longe des parois vertigineuses, s&#8217;arrête sous quelques cascades ou devant de paresseuses otaries invariablement au repos, puis continue sa progression presque en silence. La surface de la mer est calme, les nuages gris s&#8217;agrippent aux reliefs verts sombres, et notre bateau donne l&#8217;impression d&#8217;avancer dans un immense labyrinthe naturel. Soudain sur la droite, une poignée de dauphins vient se joindre à nous, et se met à tourner et jouer tout autour de la coque pendant de longues minutes. Le spectacle est superbe. Un peu plus loin, un petit pingouin remonte à la surface avant de disparaître de nouveau. Quantité d&#8217;oiseaux assurent la bande son, virevoltant sur l&#8217;eau ou réfugiés dans l&#8217;immense forêt environnante. La balade touche à sa fin, quelques kayaks rentrent également au port. S&#8217;il manquait quelque chose à cette belle navigation, ce serait sans doute un peu de lumière et de couleurs, mais malgré tout nous sommes absolument ravis. Retour au backpackers, demain la route doit nous ramener à <em>Te Anau</em> d&#8217;où nous partirons pour la pointe sud de l&#8217;ile.</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;heure de s&#8217;endormir. La pluie, imperturbable, commence à tomber.</p>
<p>Un œil, un deuxième, puis les rideaux&#8230; M. prévisions s&#8217;est trompé, il fait (très) beau ! Et que croyez-vous que nous fîmes ? Le deuxième tour de bateau à l’œil fut tout aussi splendide que le premier, mais en colorama cette fois <img src='http://www.lenezauvent.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Milford-sound-POUR-ARTICLE.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Milford-sound-POUR-ARTICLE-1024x519.jpg" alt="" title="Milford sound" width="512" height="260" class="aligncenter size-large wp-image-1044" /></a></p>
<p>Le temps d&#8217;une dernière randonnée en forêt sur la route du retour, nous avons la chance d&#8217;observer de très près deux petits kakarikis, magnifiques ! Jusqu&#8217;ici, la Nouvelle-Zélande nous offre un concentré de faune, de flore, et une variété de paysages &#8216;randonnables&#8217; à couper le souffle !</p>
<p>Nous arrivons au sud, après quoi, c&#8217;est l&#8217;océan&#8230; quoi que !</p>
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		<title>Abel Tasman &amp; Farewell spit</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 02:04:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Brulie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle Zélande]]></category>

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		<description><![CDATA[&#171;&#160;Cher Abel, Avouons que dans le grand livre des navigateurs explorateurs, l&#8217;histoire a compté aventuriers moins chanceux que toi en matière de chouettes découvertes ! Voyons un peu&#8230; Parti de l&#8217;île Maurice, et non content d&#8217;être le premier Européen à mettre le pied sur l&#8217;île Van Diemen (du nom de ton employeur de l&#8217;époque, renommée plus ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>&laquo;&nbsp;Cher Abel,</p>
<p>Avouons que dans le grand livre des navigateurs explorateurs, l&#8217;histoire a compté aventuriers moins chanceux que toi en matière de chouettes découvertes ! Voyons un peu&#8230; Parti de l&#8217;île Maurice, et non content d&#8217;être le premier Européen à mettre le pied sur l&#8217;île Van Diemen (du nom de ton employeur de l&#8217;époque, renommée plus tard Tasmanie par les Anglais), tu es crédité de la &laquo;&nbsp;découverte&nbsp;&raquo; de la Nouvelle-Zélande, des îles Fidji et Tonga&#8230; rien de moins ! Si tu avais découvert les Seychelles et les Maldives, tu frisais le Quinté plus ! Et comme si ça ne suffisait pas, voici que tu donnes ton nom à l&#8217;un des plus magnifiques parcs naturels kiwi.</p>
<p>Peut-être l&#8217;hommage était inconscient, mais nous avons fait le choix de découvrir &#8216;ton&#8217; parc en naviguant nous aussi, sur une plus frêle embarcation que ton &laquo;&nbsp;Heemskerck&nbsp;&raquo; cependant. Notre kayak de mer rempli comme les pattes d&#8217;un tourteau breton fraichement pêché, nous sommes donc partis trois jours à l&#8217;assaut des plages paradisiaques, des chemins de randonnée panoramiques, des forêts tropicales et de la faune marine qui font la réputation de ce coin de paradis. </p>
<p>Les routes que toi et tes hommes ont empruntées sur les mers du Pacifique étaient sans nul doute autrement plus mouvementées et dangereuses que ne l&#8217;ont été nos heures en mer&#8230; mais lorsqu&#8217;en milieu d&#8217;après-midi les bourrasques ont forci, produisant crêtes d&#8217;écumes et creux de 5 pieds et plus, nous nous sommes sentis tous petits&#8230;&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Voici comment nous aurions pu débuter notre lettre à Tasman pour lui décrire ce parc de l&#8217;ile du sud auquel il a prêté son nom &#8230;</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Abel-Tasman-Onetahuti-2.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Abel-Tasman-Onetahuti-2-682x1024.jpg" alt="" title="Abel Tasman - Onetahuti (2)" width="341" height="512" class="aligncenter size-large wp-image-1027" /></a></p>
<p>La liaison entre les deux iles néo-zélandaises a ceci d&#8217;étonnant qu&#8217;il faut naviguer vers le nord pour atteindre le sud : le port de Picton au nord de l&#8217;ile du sud étant situé plus haut que celui de Wellington au sud de l&#8217;ile du nord… vous nous suivez toujours ? Une fois à terre, nous avalons sans tarder les quelques 150 kilomètres qui nous séparent du micro village de <em>Marahau</em>, espérant durable la période ensoleillée prévue sur la région&#8230; arrivés à l&#8217;entrée du parc, la météo semble se maintenir et nous en profitons pour organiser nos trois jours de découverte du parc. N&#8217;ayant jamais vérifié notre matériel de camping, nous profitons de la fin de journée pour nous exercer au montage de la tente et trier les affaires que nous emmènerons le lendemain à bord du kayak.</p>
<p>Levés aux aurores <em>(NDB : avec ce petit mal de dos caractéristique d&#8217;une nuit sous la tente)</em>, nous constatons avec bonheur que le temps est superbe. Nous craignons d&#8217;avoir vu trop grand, mais le kayak absorbe sans broncher notre bardas : vêtements, tente, tapis de sols, duvets, mouton, ustensiles de cuisine et nourriture pour trois jours. Il est temps de rejoindre la berge où un tracteur amène les kayaks qui s&#8217;apprêtent à prendre la mer. Nous avons choisi de passer cette première journée accompagnés d&#8217;un guide, histoire de nous familiariser avec les courants, marées et autres spécificités du coin. </p>
<p>Nos premiers coups de pagaie nous amènent tranquillement sur la bien nommée <em>Paradise Beach</em> sur la minuscule <em>Fisherman Island</em>. L&#8217;endroit n&#8217;a pas volé son nom, mais chacune des innombrables plages de sable blond que nous longerons au cours de ces trois jours d&#8217;échappée pourrait revendiquer le titre. Le parc est une succession interrompue de plages de rêve, léchées par une eau turquoise et bordées d&#8217;une dense forêt tropicale bruissant d&#8217;un indescriptible vacarme produit par les oiseaux et les insectes&#8230; Un vrai décor de carte postale.</p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Abel-Tasman-Paradise-beach.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Abel-Tasman-Paradise-beach-1024x485.jpg" alt="" title="Abel Tasman - Paradise beach" width="512" height="243" class="aligncenter size-large wp-image-1018" /></a></p>
<p>Un peu plus loin, nous apercevons nos premières otaries, paressant entre les criques rocheuses d&#8217;<em>Adele Island</em>, que nous contournons. Cette partie du parcours est déjà plus exposée au vent et nous peinons quelque peu à rejoindre l&#8217;anse parfaite de <em>Te Pukatea</em> pour un déjeuner bien mérité. Il ne nous reste plus qu&#8217;à passer la péninsule de <em>Pitt Head</em> pour atteindre l&#8217;immense baie d&#8217;Anchorage, où nous devons planter notre tente pour la nuit. A vol d&#8217;oiseau, nous sommes tous proches, mais en kayak et avec le vent et les vagues en sens contraire, c&#8217;est une autre paire de manches. Les crampes montent, le kayak semble faire du surplace, les rochers ne sont pas très loin, et le moral d&#8217;une partie de l&#8217;équipage faiblit. Pas si facile le kayak de mer finalement ! Et nous qui nous pensions partis pour une petite promenade de santé. Une fois ledit cap passé, les 3 kayaks de l&#8217;aventure font blocs et notre guide déploie une toile que nous tendons entre les pagaies&#8230; sous l&#8217;effet du vent, la voile se gonfle immédiatement et nous emmène à bonne vitesse jusqu&#8217;à la plage&#8230; Pas mécontents d&#8217;abandonner le kayak jusqu&#8217;au lendemain. Une petite grimpette, et nous voici sur les hauteurs du fameux <em>Pitt Head</em>, profitant  de vues superbes sur la côte. </p>
<p>Nous dormons plutôt mal car nos premières piqures de sandflies commencent à faire sentir leurs effets dans la nuit. C&#8217;est le début d&#8217;une bonne semaine de mauvais sommeil, tant les démangeaisons infligées par ces abominables petites mouches noires sont désagréables. Mais qu&#8217;importe, nous sommes à pied d’œuvre à huit heures du matin, campement démonté et embarcation chargée, pour notre seconde journée de kayak. On nous a expliqué que le vent forcit au cours de la journée, et sans guide, nous préférons faire le trajet au calme, autant que possible&#8230; Les plages se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Deux îlots dont nous longeons les côtes rocheuses offrent un abri aux otaries et à leurs petits, irrésistibles boules de fourrure  aux grands yeux mouillés. La mer est beaucoup plus calme que la veille, et nous sommes seuls ou presque pour observer les otaries qui nous offrent de jolis numéros de natation synchronisée.</p>
<p>Un peu plus loin, nous nous arrêtons dans une petite crique déserte où nous paressons un moment au soleil. Impossible de trouver le nom de cette plage, elle ne figure pas sur la carte du parc, n&#8217;étant probablement accessible que lorsque la marée le permet&#8230; Ambiance Robinson Crusoé <img src='http://www.lenezauvent.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Abel-Tasman-Unknow-private-beach.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Abel-Tasman-Unknow-private-beach-1024x667.jpg" alt="" title="Abel Tasman - Unknow private beach" width="512" height="334" class="aligncenter size-large wp-image-1019" /></a></p>
<p>Nous atteignons en milieu de journée <em>Onetahuti Beach</em>, où notre itinéraire en kayak s&#8217;achève. Le temps est superbe, les couleurs de l&#8217;eau et du sable invitent au farniente, mais c&#8217;est sans compter la température de l&#8217;eau et l&#8217;appétit insatiable de ces **** de *****de ***** de sandflies. Mieux vaut prendre un peu de hauteur sur les sentiers de randonnée, et contempler tout cela d&#8217;un peu plus loin. Nous faisons donc l&#8217;aller-retour dans l&#8217;après-midi jusqu&#8217;à la superbe plage de <em>Bark Bay</em>. La marée est en train de monter à notre arrivée, et l&#8217;eau recouvre progressivement le sable chaud du lagon qui a absorbé le soleil de la journée. Les conditions d&#8217;un petit bain de mer sont enfin réunies pour les frileux que nous sommes. </p>
<p>Après une seconde nuit passée à maudire les sandflies, nous débutons la marche qui doit nous conduire à la grande plage de <em>Totaranui</em>, notre point d&#8217;arrivée. A mi-parcours, nous atteignons la superbe plage d&#8217;<em>Awaroa</em> et son estuaire, franchissable uniquement à marée basse, avec de l&#8217;eau jusqu&#8217;aux genoux tout de même. Une petite vingtaine de randonneurs attend l&#8217;heure propice, chaussures à la main, et pantalons remontés. Les derniers kilomètres nous paraissent un peu longs. Les efforts des derniers jours et les mauvaises nuits se font sentir. Enfin, nous atteignons <em>Totaranui</em>, où un bateau-taxi nous attend pour nous ramener à <em>Marahau</em>. </p>
<p>Jonglant toujours avec les prévisions météo, nous saisissons l&#8217;un des derniers créneaux de beau temps en vue pour nous rendre un peu plus au nord-ouest sur la péninsule de <em>Farewell Spit</em>. Le spectacle est une fois encore magnifique : des reliefs aux airs alpins descendent vers des rivages bretons, des falaises de roches crayeuses que l&#8217;on penserait anglo-normandes font place à des lagons limpides de mers du sud. Les troupeaux de moutons paissant à perte de vue sur ces magnifique étendues vertes donnant sur de larges bandes de sable fin. </p>
<p><a href="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Beach@Cape-Farewell.jpg"><img src="http://www.lenezauvent.fr/wp-content/uploads/2012/03/Beach@Cape-Farewell-1024x482.jpg" alt="" title="Beach@Cape Farewell" width="512" height="241" class="aligncenter size-large wp-image-1020" /></a></p>
<p>Difficile d&#8217;éviter les comparaisons intempestives, car jusqu&#8217;ici la Nouvelle-Zélande évoque perpétuellement des terres connues, arrangées selon une recette connue d&#8217;elle seule. A chaque virage surgit un nouvel ingrédient semblant contredire le précédent&#8230;. Mais le mélange fonctionne plutôt bien et nous avons hâte de poursuivre la dégustation:)</p>
<p>Nous quittons notre auberge de <em>Motueka</em> sous une dernière éclaircie. Cap au Sud via la Côte Ouest, dont la réputation pluviométrique n&#8217;est plus à faire. Haut les cœurs ! </p>
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